Nouvelle version du site du Nouvel Observateur : un réajustement
La refonte et le re-branding du NouvelObservateur.com est-elle une mue, comme l’annonce Les Echos dans un article du 3 mai dernier ? On pourrait plutôt la qualifier comme un réajustement sur les standards formels actuels de la presse en ligne. La nouvelle formule, pour utiliser le terme consacré, présentée par Laurent Joffrin début mai, procède d’un repositionnement stratégique attendu, mais est platement qualifiée de « plus élégante ». En revanche, sa lisibilité a fortement progressé à la faveur d’une typographie plus claire, où sont favorisés les contrastes (empattements / sans empattements) et la circulation des blancs. Le traitement demeure toujours très vertical dans l’organisation des unités de contenu. La distribution et le rythme, qui pourtant ne cèdent rien à la densité originelle de la maquette, se réajustent sur des schémas de conception bien connus des sites d’information. La « maquette » du site se révèle une variation assez proche dans son organisation de LePoint.fr ou même de LesÉchos.fr : une large colonne à gauche, une colonne resserrée au centre, et une colonne de droite dont la largeur est totalement relative aux formats publicitaires de 330 pixels de largeur.
Ce réajustement, c’est l’adaptation aux conventions courantes de forme pour l’organisation de l’information dans les supports en ligne à forte densité éditoriale, qui me semble ici appliquée par une mécanique consciente de l’appartenance à une certaine classe de sites d’information. Faute de véritable innovation, on « met en accord avec les normes », qui semble un moyen de se placer en conformité avec l’état de l’art du traitement de l’information en ligne dans le contexte français.
