Libération perd la face sur iPad
Libération vient de publier la version 2 de son application iPad, réalisée par Visuamobile. Le quotidien national semble avoir souhaité concilier 2 modèles : « Une face info continue. Une face journal numérique », pour reprendre son slogan. C’est une logique qui semble avoir séduit depuis quelques temps plusieurs quotidiens comme 20 minutes ou Le Parisien. Ici, le design prend le contre-pied de plusieurs recommandations de Nielsen que j’évoquais dans un précédent billet : zones tactiles trop réduites, manque général d’affordance, nombre trop important de modalités de navigation (verticale, horizontale)… J’ajouterai à ces défauts une évidente surcharge d’information, un manque total de cohérence graphique (typographies différentes entre l’appli et le site), un manque de lisibilité suscité par la juxtaposition image/texte. Je suis rebuté par les niveaux de lecture proposés par cette application. C’est dommage, lorsqu’on a un beau journal, d’en faire un torchon numérique.
En somme, Libération offre un cas d’étude archétypal d’identité numérique multi-écran incohérente.
Pour ajouter à cette déception, le site d’info French Web précise également que
pour la première fois en France, un quotidien généraliste a accepté de se soumettre aux règles d’Apple et de proposer l’abonnement directement dans l’application. Le quotidien fait pourtant partie du GIE E-Presse Premium (aux côtés du Figaro, de L’Équipe, du Parisien, des Échos, de L’Express, du Point et du Nouvel Obs) qui va lancer dans quelques jours son propre kiosque numérique.
Ainsi « innove » la presse en ligne française.
L’application iPad V2 de Libération
L’application iPhone
Le site web (dont la typographie des titres est le Georgia)




